__Point de vue de Tom
-Ho
-Quoi ?
-Tu n'as pas senti ?
-Senti quoi Tom ?
-Ça !
Le même phénomène se reproduit et mon frère se mis à rire doucement.
-C'est le bébé Tom. Il bouge
-Ça te fait mal ?
-Non, c'est simplement bizarre.
-Humhum
Nous étions affalés devant la télé. C'était un bel après-midi et nous venions de rentrer du studio. Georg et Gustav était aller faire quelques course et nous nous étions mis devant la télé. Je m'étais allongé de tout mon long sur Bill et ma tête reposait sur son ventre plus que rebondis. Six mois à présent. Six mois que ce petit être grandissait dans le ventre de mon amour. Vous devez vous demander comment tout cela est possible. Je vais vous expliquer.
Mon frère a toujours su qu'il était né Hermaphrodite. Ma mère ne le lui avait pas caché. Mais normalement les organes féminins ne se développent pas. Ce n'est donc pas très gênant. Mais dans le cas dans mon frère, cela a légèrement évolué différemment. Et un beau jour il y a eu ce petit être. Je me souviens le jour où nous l'avons appris. Bill était tellement surpris mais tellement heureux à la fois. Et moi ? J'étais plus qu'heureux. Nous avions une chance formidable. Une chance que peux de personne dans notre situation peuvent avoir.
Nous l'avons dit ensuite à notre famille. Nous voulions partager notre bonheur avec eux. C'était normal non ? Quelques personnes l'ont mal prise et sont repartie de chez nous dégoûter mais la plupart nous ont félicité, un immense sourire collé sur leurs visages. Je crois que ça à rassurer Bill que ma mère et nos amis le prennent bien. C'était très important pour lui. Pour moi aussi d'ailleurs mais je sais mieux encaisser les coup que lui. Si ma mère l'aurait mal pris, je ne suis pas sûr qu'il aurait voulu garder le bébé.
David lui l'a un peu moins bien pris. Notre carrière était en pleine ascension et avoir un enfant maintenant n'était pas conseillé. Il fallait faire un choix et nous l'avions pris. Nous avions décidés d'arrêter un moment le groupe quand Bill se sentirait trop fatigué et c'est ce que nous avons fait. Nous avons mis le groupe en pause quand Bill à commencer son sixième mois.
Pour sortir aussi c'était tout un boulot. Il avais du abandonner ses habits moulants et il s'en plaignais de temps en temps mais rien de très grave. Je le trouvais extrêmement séduisant avec son gros ventre et mon amour pour lui ne cessait de grandir de jour en jour. C'était vraiment une période heureuse. Je n'avais jamais vu Bill si heureux.
Comme la famille allait s'agrandir et que nous étions assez grand nous avons pris un appartement avec Georg et Gustav. Un superbe appartement dans une des plus grande rue de Berlin. Près de l'obstétricien de Bill aussi, comme ça si il y avait le moindre problème nous étions proches. La grossesse de Bill se passait bien mais on ne savait jamais. Ce n'était pas une femme, il n'était pas censé avoir des enfants à la base. Tout pouvait arrivé et il fallait y être préparé. L'obstétricien l'avait bien fait comprendre à Bill et celui-ci avait fait comprendre qu'il ferait tout pour que tout ce passe bien. Mais il y a des choses que l'on ne peut pas contrôler.
Le jour ou tout cela c'est passé était un vendredi. Le 26 mai. Georg et Gustav n'étaient pas encore rentrés de leurs courses. Il était un peu plus de dix-neuf heures et Bill avait faim. Bill avait toujours faim, surtout depuis qu'il était « enceinte ». Je me dirigeais dans la cuisine et Bill, lui, resta dans le salon.
-Tu veux manger quoi ?
-[rire] je ne sais pas... huum... des pâtes !
-D'accord.
J'ouvris le placard et me rendis bien vite compte qu'il ne restait plus de pâtes. Georg avait du toute les manger et bien sûr, il n'en avait pas racheter.
-Il y a plus de pâtes !
-Ho non.
-Je vais aller en acheter
-A cette heure si ?
-Oui, c'est ouvert jusqu'à vingt et une heure tu sais
-D'accord, je reste là. En plus il y a ma série !
Je chaussais mes chaussures, pris mes clés, mon porte-monnaie et sortis dehors. Il ne faisait pas trop froid pour le mois de Mai. Je me mis en route pour l'épicerie du coin, qui ne se trouvait qu'à 5 minutes de chez nous.
[...]
-Bill ?
Je venais de rentrer à la maison, mes pâtes en main. J'avais pris celle que Bill préférait en plus. Il allait être content. J'allais dans le salon mais étonnement il n'était plus là. Peut-être qu'il était monté à l'étage pour se reposer. J'entrepris donc de monter les escaliers rapidement.
Je poussais la porte de la chambre et me rendit bien vite compte qu'elle était vide. Mais ou était-il passé bon sang ? Il n'était quand même pas sorti ?
-Bill ?
-Je suis là !
La voix de mon frère provenait de la salle de bain. Je m'y hâtais et rentrais à l'intérieur, mes pâtes toujours en main. Bill se démaquillait tranquillement. Dire que pendant dix secondes j'avais imaginé le pire. J'étais vraiment parano depuis qu'il était enceinte. C'était comme si il était devenu quelque chose de fragile que je devais a tout pris protéger.
-ça va ?
-J'ai eu peur
-Pourquoi ?
-Je ne t'ai pas vu dans le salon
-Tom... arrête de t'inquiéter. Ça te bouffe la santé. Je vais bien, le bébé va bien. J'ai quand même le droit de me promener dans ma maison, non ?
-Oui...oui.
Tout en continuant son démaquillage il me demanda ce que j'avais acheter comme pâte. Quand il su que j'avais pris ses préférés un large sourires émergea sur ses lèvres. C'était ça que j'aimais avec mon frère. Il était heureux pour tout. Même pour des pâtes à deux euros.
[...]
Minuit. Peut-être une heure du matin. Je dormais profondément, Bill à mes côtés. Je rêvais, mais je n'arrive plus à me souvenir de quoi. Je me souviens juste que c'était un rêve heureux.
Je dormais toujours quand je sentis le lit bouger. J'ouvris les yeux et vis Bill disparaître dans la salle de bain. Il marchait comme un canard. Je me levais aussi et le rejoignis.
-ça va ?
-J'ai des contractions.
Il se tenait au rebord du lavabo et je le voyais se crisper de temps en temps, quand les contractions faisaient leur apparition. Le médecin avait dit que les contractions étaient normales, si elle n'était pas fréquente.
-Je vais aller boire un verre d'eau en bas et je te rejoins, va te recoucher
-Tu ne veux pas aller à l'hôpital ?
-Non, pas pour ça. Et puis il est tard. Ça va passer, ne t'inquiète pas.
J'allais donc me recoucher et quelques minutes plus tard Bill revint de son escapade nocturne, se recouchant dans le lit, collé contre moi. Je me rendormis rapidement, emportée par Morphée.
[...]
-Toom... Réveille toi !
Je fus secoué par mon jumeau et je me réveillais à nouveaux. Il faisait noir, j'en déduis que nous étions encore en pleine nuit. J'allumais la petite lumière de table et le spectacle que je vis me fit froid dans le dos.
Bill transpirait et sanglotais, a moitié assis dans le lit.
-Bill, mon dieu. Qu'est-ce qu'il y a ?
-J'ai mal Tom, putain ça fait haan... mal. Pourquoi ça ne s'arrête pas ?
Je voyais que mon jumeau paniquait. Ce n'était pas normal. Normalement les contractions durait deux minutes puis sa s'arrêtais.
-Je ne sais pas Bill... je ne sais pas. On va aller à l'hôpital, d'accord ?
-D'a...D'accord.
J'enfilais rapidement mes habits de la veille qui était encore dans la chambre et je m'occupais ensuite de mon jumeau.
-Tu crois que tu arrives à marcher.
-Oui, je crois.
Il entrepris de se lever et une fois debout je pu remarquer une énorme tâche de sang sur nos draps blanc. Ne voulant pas faire paniqué Bill je l'emmenais dans la salle de bain. Il ne fallait pas qu'il voie ça. Il était déjà assez stressé, ce qui n'arrangeaient pas les choses.
[...]
Deux heures. Deux heures que j'étais assis sur cette chaise en plastique verte, à me demander ce qui arrivais à Bill. Je l'avais emmené à l'hôpital le plus proche mais sur le chemin son état c'était encore dégradé. J'avais du le porter tout du long. Il n'avait pas eu la force de marcher. Et il y avait toujours cette image dans ma tête. Ce sang sur le lit. Ce n'était pas normal, je le savais. Si il arrivait quelque chose à Bill, je ne me le pardonnerais jamais. Jamais.
[...]
-Monsieur Kaulitz ?
Je relevais les yeux et tombais nez à nez avec un des médecin qui avait pris Bill en charge il y a de sa plus de trois heures. Je me levais et lui demandais comment Bill et le bébé allaient, ce qui était arrivé.
-Monsieur, vous devriez peut-être vous asseoir.
-Pourquoi ? où est Bill ? qu'est-ce qu'il c'est passé ?
-Nous avons été obligé de faire un curetage. Votre compagnon a fait une fausse couche. Je suis désolé... il est dans la chambre 103. Vous pouvez aller le voir si vous désirer.
Il partit, ne me laissant pas le temps de répondre. Je n'arrivais pas à tout assimiler. Notre bébé... notre bébé était mort. Je me laissais tomber sur la chaise et les larmes roulèrent toute seules sur mes joues pâles. Pourquoi nous ? Pourquoi Bill ? Nous n'avions rien demandé. Mise à part le fait d'être heureux.
28 Mai.
J'était aller chercher Bill à l'hôpital. Il pouvait rentrer. Je ne savais pas comment agir, je ne savais pas quoi dire. Bill était en très mauvais état. Cela ce voyait. Ses yeux était constamment rouge, il ne parlais plus, ne mangeais plus. C'était bizarre de ne plus le voir avec son ventre rebondis. Je m'étais tellement habitué à le voir comme ça. Je crois que lui aussi s'y était habitué. Je le surprenais souvent, passant sa main sur son ventre à présent parfaitement plat.
-Mon c½ur, t'a faim ?
-N...Non, c'est bon. Je vais monter.
Il ne m'adressa même pas un regard, montant dans la chambre à l'étage. J'avais mal pour lui. Il était tellement heureux d'avoir cet enfant, il l'attendait tellement. Il ne s'en remettrait probablement jamais. La douleur s'atténuerait peut-être un peu mais le souvenir de cet enfant serait toujours là. Toujours.
[...]
Je ne sais pas quelle heure il était. J'avais passé tout l'après-midi couché sur le canapé du salon. J'avais préféré laisser bill tout seul. Il avait besoin d'être seul pour faire le point.
J'allais aller me chercher à boire quand j'entendis du bruit provenant de l'étage. Je montais rapidement, ayant peur que Bill ne fasse une connerie. Je connaissais mon frère, il était fragile.
J'ouvris rapidement la porte et eu une vision qui m'attrista encore plus. Mon frère était recroquevillé dans un coin de la chambre, pleurant toute les larmes de son corps. Il était aussi pris de spasme. Je m'approchais lentement et m'assis à côté de lui.
-Bill... j'avais murmuré. Son nom n'avait été presque qu'un souffle.
-Va t'en Tom...
-Non, je reste ici.
-S'il te plaît, va t'en.
Il releva la tête et plongea ses yeux dans les miens. Son maquillage avait coulé, faisant de longues traînées sur ses joues et ses yeux étaient rouges et gonflé. Je passais une de mes mains sur sa joue droite et lui souris tristement.
-Je suis là Bill. Je serais toujours là pour toi. Ça va passer, la douleur s'en va avec le temps, non ?
-Je...Je sais pas. Tom j'ai mal.
-Moi aussi j'ai mal Bill. Moi aussi.
Je ne suis pas entièrement satisfaite de ce chapitre.
Mais je l'avais déjà refait quatre fois alors bon... xD'
Sinon, qu'est-ce que vous en penser?
Tout le monde avait déjà deviné ce qui était arrivé à Bill
Je suis si prévisible que ça? --'
Tant pis^^
Ha oui, si vous voulez me faire de la pub, ne vous gêner pas^^
J'ai pas beaucoup de lectrices, enfin je suppose^^
Les commentaires ce n'est pas ce qui compte le plus
Même si j'avoue que c'est gratifiant.
Breeef, j'ai finit mon petit discours de fin de chapitre
Et je vais me mettre à écrire la suite [j'ai beaucoup d'idée pour cette fiction^^]
Bisoux et à bientôt.
Edit : enfet, vous voulez des lemons ou pas?
on ne sais jamais XD'
Edit du 16
La suite arrive. Sûrement aujourd'hui,En fin d'après-midi.
Bisoux.
Edit du 18
Désolé, toujours pas de suite.
Je viens d'apprendre que mon concert était annulé.
Je suis un peu beaucoup déprimée.
J'attendais ça depuis octobre.
Enfin bon...