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Eva <3 23.09.2008.


Hey!

Je sais, ça fait très longtemps que je n'ai pas poster un chapitre, ou même donner des nouvelles. Mais c'était pour une bonne raison ; j'ai accouché d'une petite fille.

Je vous demanderais de ne pas prendre la photo. J'y tient.

Sinon, le prochain chapitre, heu o_O la semaine prochaine sûrement. Enfin j'dit ça mais j'en sais rien en fait.

Bisous <3 & à bientôt.

# Posté le vendredi 26 septembre 2008 11:38

Modifié le lundi 03 novembre 2008 08:45

___Chapitre quinze

___Chapitre quinze



__Point de vue omniscient


La pluie tombait toujours, ruisselant le long du trottoir. Tom & Simone étaient toujours dans le salon, attendant Bill. Andréas était finalement rentré chez lui et Gordon était monté se coucher, une longue journée de travail l'attendait.

Le jour allait bientôt se lever et Tom se maudissait. Il aurais dû être plus compréhensif et putain il aurais du écouter Andréas et lui courir après. Si seulement...

Avec des si nous pourrions refaire le monde.

-Tu devrais aller te coucher mon ché-
-Non ! je veux être là quand Bill rentrera.
-Très bien, très bien.


Tom avait les yeux rouges et Simone reniflait toutes les cinq minutes, se retenant tant bien que mal de se remettre à pleurer. Elle voulait se montrer forte pour son fils.

-Je vais aller nous faire du café.
-D'accord mon chéri.
-Arrête de m'appeler comme ça maman, j'ai plus cinq ans.


Tom se leva, remettant son T-shirt en place et alla dans l'immense cuisine, mettant la cafetière en marche. Il pris place sur une chaise, triturant ses ongles. Les pires scénarios lui passaient par la tête. Il connaissait Bill et il savait qu'il ne faisait pas le poids contre des gens qui lui voulait du mal. Et dieu sais qu'il y en avait.

Il entendit le téléphone sonner dans l'autre pièce et sa mère répondit, bafouillant a moitié. Tom était aux aguets, guettant la réaction de sa mère. Nous étions au beau milieu de la nuit et la personne qui téléphonait avait sûrement des renseignements sur Bill.

Tom versa du café dans les deux tasses en porcelaine et il les prit, les amenant au salon. Sur le pas de la porte, il vit sa mère, le téléphone toujours en mains.

-Maman ? c'était qui ?
-C'était la police.


Le c½ur de Tom se serra. Il attendait la suite des explications mais sa mère ne continua pas. Par précaution il pose les deux tasses sur la table du salon.

-Maman, BORDEL ! Tu me dit ou bien ?

La voix de Tom montait dans les aigus, trahissant sa peur et son angoisse.

-Il va bien. Bill va bien. Il...

Tom n'entendit pas la fin de l'explication de sa mère, trop occupé à pleurer de soulagement. Bill allait bien. Il se le répétait sans cesse, essayant de se calmer. Son c½ur battait rapidement et ses yeux le brûlaient.

-On doit aller le chercher au poste.
-Ou-Oui.


Simone posa le téléphone sur le canapé, se leva et pris son fils dans ses bras. Tom s'y blottis à son plus grand étonnement et se mit à pleurer encore plus fort. Il avait tellement eu peur. Pour Bill, pour le bébé. Pour tout. C'était dans ce genre de moment qu'il se rendait compte à quel point il aimait Bill, même si il y avait souvent des engueulades.

-Tout va bien Tom. Calme toi. Shhhht. Voilà. Va prendre ta veste et met tes chaussures. Je t'attends dans la voiture.

Tom se détacha de l'étreinte de sa mère et alla chercher sa veste à l'étage au pas de course. Il savait que le poste de police était assez loin et il n'avait pas envie de perdre une minute de plus.

[...]

Après une heure de route, Simone et Tom arrivèrent à destination.

-Tu vas l'engueuler ? demanda Tom curieux.
-Est-ce que je t'ai engueulé ?
-Non... mais-
-Fin de la discussion. Ton frère est déjà assez mal comme ça, je ne vais pas en rajouter une couche.


Ils entrèrent dans le poste, heureux d'être à nouveaux au chaud. Il c'était arrêté de pleuvoir mais le temps était toujours frais et humide.

-Madame Kaulitz ?
-Oui ? Où est mon fils ?
-Dans la pièce là-bas.


Le policier pointa du doigt une porte et Simone s'y pressa. En effet, Bill était dans la pièce, assis sur une chaise, un chocolat chaud à la main.

-Mon poussin !

Bill eu à peine le temps de poser son gobelet que sa mère le pris dans ses bras, le serrant de ses maigres forces.

-Maman, lâche moi s'il te plaît. & par pitié, arrête de m'appeler mon poussin.
-Ne me refait plus jamais un coup comme ça !
-Tu diras sa à ton autre fils.


Tom était rentré à ce moment là. Il pensait que Bill se serais calmé, voir même qu'il aurais été heureux de le revoir mais il n'en était rien. Bill était toujours en colère et si a ce moment là ses yeux aurais pu lancer des éclairs ils l'auraient sans doute fait. Tom frissonna. Lui qui pensait que l'histoire serais sûrement réglée, il avait tort.

-Bon & bien tu me racontera tout ça demain Bill. On va rentrer. Il se fait tard et je suis fatiguée.

Simone sortit de la pièce, laissant Bill & Tom seuls. Bill avait l'air bien. Ses yeux n'étaient pas rouges, il n'avait pas l'air trop mouillé et il n'avait pas l'air d'avoir eu peur alors que Tom avait les yeux gonflés et qu'il avait cru mourir d'angoisse.

-Je...
-On en parlera demain Tom. Je suis fatigué.


Bill coupa court à la discussion, sortant à son tour de la petite pièce.
Tom était dépité.


__Trois jours plus tard

Bill n'avait toujours pas adressé la parole à Tom, se murant dans son silence. Il n'avait toujours pas digéré cette histoire et il n'avait surtout pas digéré le fait que Tom l'ait lâché dans un moment pareil. Lui qui aimais répéter à Bill qu'il serais toujours là pour lui. Foutu mensonges. Les gens ne sont là que quand ça les arrange, c'est la pure vérité.

David avait appelé un peu plus tôt pour prendre des nouvelles de Bill, voir si tout se passait bien mais surtout pour parler du magasine et de l'article. Tom n'avais pas pu s'en empêcher d'aller se coller contre la porte de son frère et d'écouter la discussion. A plusieurs reprises Bill c'était mis a hurler, pour finalement se mettre à pleurer. Tom n'était pas allé le consoler, laissant ce loisir à sa mère.

Ils devaient rester encore quelques jours chez leur parent mais Tom en avait plus que marre. Il voulait rentrer sur la capitale, quitte à laisser Bill tout seul ici. Il en avait marre d'essayer d'arranger les choses, marre de faire des efforts pour au final toujours être le méchant de l'histoire.

Alors il allait rentrer. Aujourd'hui même.




1o ans plus tard, me revoilà ! x)
Je suis désolée d'avoir mis autant de temps pour...ça. Surtout que bon heu voilà quoi ce n'est pas un super chapitre. Mais avec Eva, les cours et tout le tralala j'ai beaucoup moins de temps à consacrer à l'écriture. Si je peux poster aujourd'hui c'est parce que mon gymnase est en grève & qu'Eva est chez ma grand-mère.

Sinon, vous aimez toujours ? oO' plus du tout ?
Bisous :D

Pix : Eva <3. J'suis fière de cette photo^^


# Posté le lundi 03 novembre 2008 08:43

Modifié le lundi 10 novembre 2008 08:40

___Chapitre seize

___Chapitre seize


__Point de vue omniscient


-Tu es sûr mon chéri ?
-Oui maman, j'en suis sûr. Ne t'inquiète pas, il survivra très bien sans moi.
Cracha Tom, sachant pertinemment que Bill l'entendait assis sur le canapé.

Trois jours de plus c'était écoulé avant que Tom ne mette sa menace à exécution. Il ne pouvait plus supporter de rester ici, il étouffait. Entre sa mère sur protectrice et Bill qui faisait toujours la gueule pour cette connerie de journal, Tom avait envie d'hurler. Il allait rentrer sur Berlin, laissant Bill ici. Il avait juste besoin d'un peu d'air.

Il avait prévu de prendre la route en fin de journée, une fois que les bouchons se seraient dissipés. En attendant, il profitait de cette dernière journée de repos, au calme, allongé sur une des chaises longues du jardin. Il n'avait pratiquement pas vu Bill de l'après-midi. Il faisait comme si toute cette histoire de lui faisait rien, mais dans le fond il souffrait. Sur cette réflexion, il s'endormit paisiblement au soleil.

[...]

-Bordel de merde. C'est froid !

Tom s'était réveillé en sursaut, surpris par la pluie qui commençait à s'abattre sur le petit village. Il courut jusqu'à l'intérieur de la maison, prenant bien soins de ne pas mettre de saleté dedans. Sa mère était une vraie maniaque pour ça.

-Super, mon nouveau pantalon totalement trempé. Reste plus qu'à me changer.

Tout en montant à l'étage pour se changer, Tom perçu des chuchotements entre sa mère et son frère. De quoi pouvaient-ils bien parler ? Cela l'intriguait. La curiosité étant plus forte que le changement d'habits, Tom se rapprocha doucement de la porte de la chambre de son frère, tendant l'oreille pour entendre leur conversation. Près de la porte, Tom se rendit compte que son frère pleurait mais malheureusement il n'arrivait rien à entendre. Ils parlaient trop doucement. Tant pis.

[...]

-Fait bon voyage mon grand et fait attention surtout hein ? il fait nuit et il pleut dehors... si tu veux tu peux encore rester cette nuit !
-Merci maman, mais ça va aller. Je t'appelle quand je suis à la maison, d'accord ?
-Oui, je serais rassurée comme ça.


Tout en faisant la bise à sa mère et à son beau-père, Tom chercha Bill du regard. Il n'était même pas descendu lui dire au revoir.

-Bon et bien à bientôt. Ça ma fait plaisir de vous revoir.
-Nous aussi Tom, nous aussi. Revient quand tu veux mon grand.


Attrapant son sac, Tom sortit de la maison courant dans la nuit jusqu'à la voiture garée un peu plus bas dans l'allée. Il pleuvait fort et si il y avait bien une chose qu'il détestait, c'était être mouillé. Arrivé à la Cadillac, il se dépêcha d'ouvrir le coffre pour ranger son sac. Une fois cela fait, il déverrouilla le reste de la voiture et se pressa vers la place conducteur.

-Bill ?!

En effet, Bill était là, sous la pluie, totalement trempé de la tête au pied pleurant à chaudes larmes même si cela ne se voyait pas.

-Bill mais bordel ! Qu'est-ce que tu fais en T-shirt sous la pluie ? Rentre à la maison ! maman doit t'attendre.

Mais Bill ne bougea pas. Il se contenta de rester là, les bras croisés sur sa poitrine, laissant les gouttes d'eau le mouiller.

-Bill ! Rentre à la maison bordel ! Tom avait crié cette phrase de sa voix grave et la seule réponse de Bill fut un cri déchirant pendant qu'il se laissait tomber genoux à terre. Tom se précipita à sa rencontre et le pris dans ses bras, mouillant totalement son sweat-shirt ce qui était bien le dernier de ses soucis. Son frère était gelé.

-Je su-suis dé-dé-désolé. Je suis dé-désolé. Pardonne moi Tom. Ho mon dieu. Ho-m-mon dieu.

Bill sanglotait, s'agrippant à Tom tout en balbutiant un flot d'excuse. Finalement, peut-être que Bill n'allait pas aussi bien que ce qu'il faisait croire.

-Je te ramène à la maison.


__Point de vue de Tom

Concentré sur la route, je jetais tout de même un coup d'½il à Bill qui dormait à côté, recroquevillé sous mon pull et une couverture que ma mère avait donnés. Il n'avait pas arrêter de pleurer pendant de longues minutes puis finalement il c'était endormis et j'avais décidé de rentrer avec lui. Je ne pouvais pas le laisser là-bas. Et parler chez nous serait bien plus facile que d'essayer d'avoir une conversation avec maman qui était toujours dans les parages.

Cela faisait déjà une heure que je roulais et il y en avait bien encore pour deux heures, voir moins si je roulais bien sans pause. Il était déjà vingt-deux heures. Pas avant minuit à la maison, et j'était déjà crevé. Jetant un regard au compteur, je vis du coin de l'½il que Bill était réveillé et qu'il remuait.

-Bien dormi ?
-On est où ?
-Dans la voiture, on rentre chez nous. Rendort toi, il y en a encore pour un petit moment.
-D'accord.


Fin de la discussion. Des milliers de questions brûlait mes lèvres mais je n'allais pas les lui demander maintenant. Je n'avais vraiment pas envie d'avoir une autre dispute ici, dans la voiture alors qu'il pleuvait des cordes et que je devais rester concentrer. Tout ceci attendrait le lendemain pourtant la curiosité m'était presque insupportable.

-Je ne crois pas que j'y arriverais Tom.
-Hein ?


Perdu dans mes pensées, je n'avais pas compris les trois quarts de sa phrase.

-Je ne crois pas que j'y arriverais.
-A quoi ?
dis-je innocemment. Pour les enregistrements au studio ?
-Non Tom, je te parle de notre bébé.
-Qu'est-ce que tu me racontes Bill ?
-Je crois que finalement le garder n'est pas une si bonne idée que ça
-Mais qu'est-ce que tu dis ! c'est la plus grosse connerie que j'ai jamais entendue ! Et cette idée t'est venue comme ça en dormant ? tu t'est réveillé et dit : Ho ben tient, je ne veux plus de mon enfant. Ca ne marche pas comme ça Bill !
-Tu ne comprends pas Tom !
-Alors explique moi bordel ! je veux comprendre Bill, je le veux vraiment, mais je n'y arrive pas ! OUI c'est dur, oui j'avoue l'article dans le journal était vraiment horrible, mais quand tu tiendra ton bébé dans les bras, pour la toute première fois, quand ses grand yeux seront encré dans les tient, tout ces pleurs, toutes ces souffrance disparaîtront. Tu n'y penseras même plus !
-Je ne sais pas si je tiendrais jusqu'au bout...
-Tu chantes devant des milliers de gens, tu fais parfois vingt interviews à la suite ! Tu surmonteras ça, nous surmonterons ça. Je suis là Bill, j'ai l'impression que tu l'oublies.
-Mais David...
-On emmerde ce con. Je te le répéterais encore et encore si il le faut, ce bébé est cent fois plus important que le groupe. Je sacrifierais tout pour devenir père. Tu comprends ?
-Je fais souffrir tout le monde.


Bill se remit à pleurer, triturant la couverture.

-La seule personne que tu fait souffrir, c'est toi-même Bill. Tu te poses trop de questions ! Respire. Bordel, on va avoir un bébé ! Tu te rends compte ? Souris ! La vie est belle.
-Je suis con.
-Non, t'est juste Bill.
-Hey !


Bill essaya de me donner un coup à l'épaule tout en reniflant et en essuyant ses pleurs.

-sht, je conduis ! Tu veux nous faire faire un accident ou quoi ? Téléphone plutôt à Gus' pour lui dire qu'on rentre. Je n'ai pas envie de revenir à l'appartement et de tomber nez à nez avec une des conquêtes de Georg.
-Moi non plus.


Il saisit mon téléphone portable ranger soigneusement dans la boite à gant et composa le numéro de Gustav. Putain, on avait frôlé la catastrophe encore une fois. Et encore une fois j'avais réussi à le dissuader de ces mauvaises intentions.


__Ellipse de trois semaines

« De la neige sera attendue à plus de 1500 mètres. Pour le reste le temps seras nuageux et quelques averses sont à prévoir en fin d'après-midi »

-Ouf, pas de neige.
-Faut que je pense à mettre les pneus neige, sinon un de ces quatre on va être embêté.


J'étais assis devant la télé avec Gustav. Il était tôt en ce samedi matin et les deux autres dormait encore. Bill avait rendez-vous dans l'après-midi avec son obstétricien pour la toute première échographie.

[...]

-On va être en retard Bill ! dépêche toi !
-Minute ! j'arrive ! mais je n'arrive pas à remettre la main sur ce putain de-t-shirt !


Tout en rigolant, je montais l'escalier pour l'aider dans sa recherche. Son ventre était à présent bien rond et la plupart de ses habits ne lui allaient plus du tout. Seul un t-shirt lui allait encore et bien sûr, il avait réussi à le perdre. Arrivé dans la chambre, Je vis Bill à quatre pattes regarder sous le lit.

-Je ne vois pas pourquoi il serait sous le lit. Dis-je en rigolant
-Rigoles, c'est ça ! en attendant ce n'est pas toi qui n'as plus d'habits !

Visiblement énervé par la perte de ce T-shirt, Bill n'était pas d'humeur à la rigolade. Simplement habillé d'un jogging et torse nu, je contemplais le renflement de son ventre, admiratif. Il avait beau être enceinte de presque quatre mois, je n'arrivais toujours pas à m'y faire.

-Quoi ?

Merde. J'étais repéré.

-Rien, je me disais juste que tu étais très sexy sans ton T-shirt.

Bill rosi comme une pivoine et j'en profitais pour me glisser derrière lui, mon nez dans son cou et mes deux mains sur son ventre. Il sentait bon et sa peau était douce. Bill se retourna, passa ses bras autour de mon cou, posa sa tête contre mon torse et il se mis à danser doucement sur de la musique imaginaire. Bon dieu, j'aimais ce genre de moment.

-You gave me wings and made me fly. You touched my hand I could touch the sky. I'm everything I'm because you loved me.
- Qu'est-ce que tu chantes?
- Hum, rien de spécial. Juste une vieille chanson de Céline Dion.
- J'aime beaucoup les paroles en tout cas
- Elles ont été écrite pour toi j'ai l'impression quelques fois.
- Je...


DING DING DONG

-Finit de te préparer, je vais voir qui c'est.
Dis-je doucement tout en l'embrassant.
-D'accord. Au pire je prends un T-shirt de Gustav.
-A dans cinq minutes.



__Point de vue de Bill


Tom était descendu ouvrir la porte et j'en profitais pour continuer de m'habiller. Bien sûr ce maudit T-shirt était dieu sais ou et je n'arrivais pas à remettre la main dessus. Tant pis, Gustav avait des T-shirt qui m'allais parfaitement. Je n'avais qu'à lui en prendre un, il ne le verrait même pas.

Une fois le T-shirt enfilé, je vérifiais mon reflet une dernière fois dans le miroir, pris mon sac, ma veste et c'était partis. Descendant les escaliers j'entendus distinctement une fille parler. Une fille ? Aucun membre du groupe n'avait d'amie féminine. Peut-être la s½ur à Gustav, quoi que ça serais assez étrange. Arrivé en bas, elle se tu et Tom se retourna.

-Ho, tu es là ?
-Ben oui, tu m'as dit de me dépêcher.


L'inconnue me dévisageait et je me sentais très mal à l'aise. Heureusement avec le T-shirt que j'avais mon ventre ne se voyait pas trop. Les gens devaient croire que j'avais simplement grossis.

-Tu ne me présentes pas ? demandais-je intrigué
-Heu oui oui bien sûr ! Bill, voici...
-Je suis Elise !
Elle me sourit, montrant ses dents blanches parfaitement alignées.

Tom paraissait extrêmement nerveux. Il frottait ses mains contre son bas de training gris sans cesse et essayait tant bien que mal de paraître normal.

-Heu Enchanté. On devrait y aller Tom... on va être en retard.
-Ho oui, je suis désolée ! de toute façon j'allais m'en aller, n'est-ce pas Tom ?
-Oui oui. Et bien à bientôt.


Elise ramassa son sac posé à terre et sortis de la maison, sans aucun au revoir. Je trouvais ça vraiment étrange. Qui était cette fille ? Je ne l'avais jamais vue. Ou du moins, je ne m'en souvenais pas.

-C'était qui ?
-Ho... une amie à Georg. Tu sais bien !
Il ri, mais son rire était nerveux. Tom était un très mauvais menteur.
-Ha bon ? je ne l'ai jamais vue.
-Je ne l'avais jamais vue non plus. Elle voulait voir Georg mais je lui ai dit qu'il n'était pas là. C'est tout. Bon, je vais déjà dans la voiture.


Sur ce, il s'enfuit me laissant seul au milieu du couloir.



Si vous voulez toujours être prévenue, INSCRIVEZ VOUS A LA NEWSLETTER. Je ne préviens plus autrement. ça me prend beaucoup de temps et les 3/4 des skyblog sont en pause ou supprimé. Je m'y retrouve plus. Alors si vous voulez vraiment suivre la fiction, inscrivez vous! Je préviendrais par commentaire encore une ou deux fois, après ça sera finit.

# Posté le lundi 27 avril 2009 10:34

Modifié le jeudi 30 avril 2009 13:30

___Chapitre dix-sept

___Chapitre dix-sept
Début du troisième mois de grossesse.


__Point de vue de Tom

-Vous le voyez ? demanda l'obstétricien, tournant un peu l'écran dans notre direction.
-C'est juste... putain. Notre bébé.

Je n'en revenais pas. Je me l'étais imaginé tant de fois. J'avais beau avoir déjà vécu ce moment auparavant, je ne pouvais pas comparer. Les deux moments étaient extraordinaires à leur façon. Bill serait ma main, fixant l'écran sans cligner des yeux. Je crois que jusqu'à maintenant il ne l'avait pas encore bien réalisé. Et pourtant il portait notre enfant et je priais le ciel chaque soir pour que tout ce passe bien cette fois et que Bill n'ait plus jamais à revivre pareille souffrance. Je savais très bien que si cela venait à se reproduire, il ne remonterait pas la pente. Pas cette fois.

-Vous voulez savoir le sexe ?


Bill leva la tête vers moi, me questionnant silencieusement. Il m'avait dit un peu plus tôt que cela lui était égal et que je pouvais donc prendre la décision.

-Non. On le découvrira le jour J.
-Très bien. Je vais vous laissez vous rhabiller Bill, je vais chercher les clichés, je reviens.


Le médecin sorti de la pièce et Bill descendit de la table, remettant son pantalon et son T-shirt.


[...]

-Tu as compris ce qu'il t'a dit ?
-Oui Tom.
-Dès que tu es fatigué tu dors et plus de surmenage.
-Oui, j'ai compris
.

Je savais pertinemment que Bill ne m'écoutait que d'une oreille, regardant distraitement par la fenêtre mais c'était plus fort que moi. Je voulais tout contrôler, tout maîtriser. Bill se roula en boule dans le siège, posant sa tête contre la vitre froide.

-Hé, ne t'endors pas on arrive bientôt à la maison.

A peine deux minutes plus tard, je l'entendis ronfler tout doucement. Il était au tout début de son troisième mois de grossesse et une fine courbe dessinait son ventre. Ce n'était pas très proéminent mais quand même, avec un T-shirt moulant n'importe qui aurait pu le remarquer. Mes yeux ne se lassaient pas de ce spectacle. Bill avait beau geindre sans cesse qu'il avait du desserrer de deux cran sa ceinture et que ses T-shirt ne lui allait quasiment plus, je le trouvais rayonnant. Certes il avait encore quelques nausées par-ci, par-là mais le médecin l'avait rassuré comme la dernière fois. Les nausées se stoppait généralement vers le troisième mois, parfois plus tôt, parfois plus tard. Tout dépendait de la personne. Malheureusement Bill n'avait pas de chance, aillant souvent des nausées très violentes.

Pénétrant dans le parking sous terrain, je pris garde à ne pas rouler trop vite sur le dos d'âne de peur que Bill ne se frappe contre la vitre. Je ne voulais pas qu'il se fasse mal. Puis tout en manoeuvrant pour me parquer à notre place réservée je vis Elise dans le rétroviseur. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Je lui avais pourtant dit de ne plus remettre les pieds dans la résidence. Je coupais le moteur, détachais ma ceinture et sortit de la voiture laissant Bill dormir encore quelques minutes. Il valait mieux qu'il ne voie pas qu'elle était encore ici, il se poserait trop de question alors qu'au fond ce n'était rien d'important. Oui, rien d'important.

-Salut Tom
-Qu'est-ce que tu fais là ?
grondais-je sans gentillesse.
-Oui je vais bien merci et toi ?
-Je t'ai déjà dit de ne plus venir ici ! Qu'est- ce que tu n'as pas compris dans cette phrase ?
-Je voulais juste passer pour...
-Tom ?


Virevoltant, je fis face à un Bill décontenancé. Il se tenait debout au milieu du parking désert, les cheveux un peu en batail et la marque de la vitre contre la joue.

-Ne reviens plus, est-ce bien clair ? je ne veux plus jamais te revoir.
-Crois moi, Tom Kaulitz, tu va me voir et encore pendant très longtemps.


[...]

Bill n'avait rien demandé, il n'avait pas fait de remarque. Je trouvais cela plutôt bizarre venant de sa part, connaissant sa curiosité pour ce genre de chose, plus encore quand cela me concernait. Mais pas cette fois si. Il c'était simplement contenté de me tendre l'enveloppe avec les photos de l'échographie et il était parti dans notre chambre pour se reposer.


__Point de vue de Bill

Il y avait un truc louche. Oui. Dès la première fois je l'avais senti. Cette fille n'était pas une amie à Georg, ho non. Et étrangement elle ne m'inspirait aucune sympathie. Couché sur le dos je fixais le plafond d'un blanc immaculé. Mon ventre me tiraillait et je commençais à avoir mal à la tête. Etant donné que toute forme de médicament m'était interdite, Tom les avaient d'ailleurs tous caché de peur que je n'en prenne un sans faire exprès, j'allais devoir me contenter de souffrir en silence et d'espérer que ce mal passerais rapidement. Je posais doucement ma main sur mon ventre traçant des arabesques imaginaires. Je pensais souvent au bébé, qui se trouvait si proche de moi et en même temps que je ne verrais pas avant plusieurs mois.

-Bill ?


Relevant un peu la tête, je vis Tom dans l'embrasure de la porte.

-On va se regarder un film avec les autres, ça te dit ?
-J'arrive. Attendez moi


Je me relevais doucement, évitant d'avoir le tournis et je rejoignit les trois garçons au salon, me callant bien confortablement contre Tom, ma tête sur son épaule. Le film pouvait commencer.




__Ellipse de trois semaines



Passant la porte je déposais le sachet de course sur le comptoir tout en retirant mon épais manteau noir. L'hiver avait débarqué et il ne faisait vraiment pas chaud.

-Bill ?
-Oui c'est moi !


Les nausées avaient, enfin, disparues et cette fille, Elise n'était plus réapparue. Je l'avais même quasiment oubliée. Tom était vraiment un ange, m'aidant pour tout et n'importe quoi et tout était parfait. David ne nous stressait plus pour le nouvel album ce qui permettais enfin à Georg et Gustav de pouvoir profiter d'un peu de temps libre pour voir leurs familles ou faire ce qu'ils voulaient et je crois que cela faisait du bien à tout le monde. Finalement cette grossesse tombait bien.

-T'a acheter des fruits ?
-Oui Tom, j'en ai acheté.


Tom me tannait depuis des jours pour que j'achète des fruits. Selon lui je ne mangeais pas assez sainement pour le bébé et il me surveillait sans cesse, scrutant la moindre chose que je mangeais. Une vraie mère poule. Rangeant les aliments dans le frigo je senti deux mains inquisitrice sur mes hanches et un souffle chaud dans mon coup.

-Tu sens bon
-J'ai un nouveau parfum
-J'aime beaucoup dans tout les cas.


Je voulais répondre un merci quand je ressenti une douleur vive dans le bas du ventre. Ca n'avait duré qu'une seconde mais la douleur était telle que je m'étais plié en deux, m'accrochant à la porte du réfrigérateur.

-Bill ? Ça va ? Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est bon Tom, c'est passé.
-Tu es sûr ? tu devrais t'asseoir sur le canapé, je vais finir de ranger les courses.
-Non non c'est bon
-Bill... va t'asseoir s'il te plaît. Je serais plus rassuré.
-Tom ça va ! ça n'a duré qu'une seule sec...


La douleur revint, encore plus forte que la précédente. Tenant mon ventre d'une main et aidé de Tom j'allais m'asseoir sur le canapé. A présent la douleur était continue, se diffusant dans tout le bas de mon ventre. C'était insupportable.

-Il faudrait appeler le docteur. Ou l'ambulance... Ou Gustav. Je ne sais pas. Mon dieu.
-Tom ! respire putain.


Intérieurement j'étais terrorisé. Extérieurement je restais calme pour Tom. Il était déjà au bord de la crise de nerf et je n'avais pas envie de plus le paniquer.

-Il faut aller à l'hôpital. Tout de suite ! cria-t-il d'un coup me faisant plus peur qu'autre chose. Tu peux marcher ?
-Oui c'est bon.


Deux minutes plus tard j'étais assis dans la voiture et nous foncions en direction de l'hôpital. Je priais de tout c½ur pour que ce ne soie rien de grave. Pitié, pas une deuxième fois.


__Point de vue de Tom


Arrivé à l'hôpital, l'obstétricien de Bill l'avait directement pris en charge me demandant de rester dans la salle d'attente. Bizarrement, la sensation de déjà vécu rendait mon estomac douloureux. J'avais l'impression d'être projeté des mois en arrière, assis sur le même siège, la même panique qui faisait battre mon c½ur beaucoup trop fort et cette stupide envie de pleurer.

-Monsieur Kaulitz ?

Ratant un battement, mon c½ur repris ensuite sa folle course.

-Est-ce que...
-Bill va bien.
Me rassura-t-il. Je vous en prie, venez avec moi je vais tout vous expliquer.

Et ce fut à cet instant précis que mes larmes coulèrent. Sincères, vraies.


__Point de vue de Bill

-J'ai quoi ?
-Vous avez un placenta prévia Bill.
-Ce qui veux dire ?
coupa mon frère


Le médecin parlais doucement, essayant sans doute de nous apaiser et d'éviter de nous angoisser encore plus que ce qu'on l'était.

-C'est une anomalie du placenta. Voyez vous, normalement le placenta est au fond de l'utérus et dans votre cas il ne l'est pas.
-Est-ce que c'est grave ?
demanda subitement mon frère
-Je ne vais pas vous mentir et vous dire que tout cela est bénin. C'est grave, oui. Le bébé peut être en détresse respiratoire n'importe quand, cela peut provoquer des hémorragies au cours de la grossesse et malheureusement celles-ci peuvent être fatal autant pour le f½tus que pour la femme.
-Ho mon dieu. Je...je peux mourir n'importe quand ?

-Rassurez-vous, cela n'arrive seulement que dans 5% des cas, mais oui c'est une chose qu'il faut garder à l'esprit. Par contre la perte du f½tus est plus élevée. 30% il me semble.
-Non seulement je peux mourir mais en plus je peux perdre mon bébé n'importe quand ? est-ce que la fausse couche était à cause de ça ?
-Malheureusement nous ne savons pas Bill. Les placenta prévia peuvent parfois être diagnostiqué le jour de l'accouchement sans que personne ne s'en soie rendu compte et parfois une fausse couche survient sans que là non plus, personne ne se doute que ce soie ça.
-Est-ce qu'il y a quelque chose à faire ?
-Nous allons vous injecter des corticostéroïdes, ce qui va permettre d'accélérer la maturation pulmonaire du f½tus et ainsi baisser les risques d'une détresse respiratoire. C'est tout ce que nous pouvons faire.


Je croisais le regard de Tom, il avait les yeux rouges et les larmes menaçaient de couler. J'avais déjà perdu un premier bébé et je risquais de perdre le deuxième ? J'avais donc fait tout ce chemin pour rien ? J'avais espéré pour au final être déçu à nouveau ?

-Bien sûr à partir de maintenant je veux que vous soyez au repos complet. Eviter de rester debout trop longtemps, ne porter absolument plus rien même si c'est léger. Il faut vous reposer
-Mais je ne suis qu'à la moitié de mon troisième mois ! je ne vais pas rester six mois couché dans mon lit !
-Je sais que ça va être dur Bill, sincèrement, mais si vous voulez vraiment cet enfant c'est la seule solution. Vous pouvez aussi risqué un hématome rétro-placentaire qui est aussi une complication grave de la grossesse. C'est aussi une hémorragie. Dans tout les cas je pense que si tout va bien la césarienne se fera autour de la 35ème semaine grand maximum.
-Mais alors maintenant... qu'est-ce qui se passe concrètement ?
-Vous allez rentrer chez vous, vous reposer et dans une semaine on se revoit pour l'injection. En attendant, au moindre signe de douleur, appelez moi et venez ici d'accord ? même si ce n'est rien. Je sais que tout cela a dû vous effrayer Bill, mais beaucoup de femmes ont eu la même chose et au final elles ont eu un magnifique bébé en parfaite santé.
-Mais je suis un homme... je ne suis même pas censé avoir un enfant à la base. Je vais le perdre, je le sens.
-Bill...
-Je veux rentrer à la maison. Tout de suite.




__Point de vue de Tom


Bill tremblait, pleurant silencieusement. Cette fois c'était à moi d'être fort pour lui-même si la peur envahissait chaque centimètre de mon corps. Croisant le regard du docteur, il acquiesça me donnant un carton avec la date, l'heure du rendez-vous et le numéro de son portable personnel au dos. Je le remerciais silencieusement et je pris Bill par les épaules, le dirigeant tout doucement vers la voiture.


[...]


Arrivé à la maison, Bill alla directement se coucher sans prononcer un mot, pleurant toujours silencieusement. Je me faisais du souci pour lui. M'assurant qu'il était bien couché au chaud, je m'assis à côté de lui, sur le rebord du lui. Il paraissait tellement apaisé quand il dormait, comme si tous ses soucis s'étaient envolés pour quelques heures.

-Je ne veux pas te perdre Bill. Il est hors de question que tu partes avant moi. Sans toi ma vie n'a plus de sens...

Puis déposant un baiser sur son front je sortis de la chambre sans faire de bruit, refermant la porte derrière moi. Et dire que ce n'était que le début.





Je ne suis pas totalement satisfaite. Voir pas du tout.
J'ai l'impression de survoler le sujet, j'ai des millions d'idées mais je n'arrive pas à toutes les retranscrire.
Il faudrait peut-être que je prenne plus de temps mais malheureusement je n'en ai pas vraiment.
J'espère que cela vous aura quand même plu. Passez une bonne fin de week-end, Bisous

Ps : il y a sûrement des fautes d'orthographes. Ma fois, tant pis u_u



Alors ça c'est la meilleur! j'écrit, je fait du mieux que je peux, je préviens les gens et sur les centaines de visites que j'ai, j'ai seulement.. 3 commentaires? c'est une blague j'espère? Votre suite' vous avez qu'a la faire vous même si ca vous plaît pas!

# Posté le samedi 30 mai 2009 17:40

Modifié le lundi 06 juillet 2009 14:30