Début du troisième mois de grossesse.
__Point de vue de Tom-Vous le voyez ? demanda l'obstétricien, tournant un peu l'écran dans notre direction.
-C'est juste... putain. Notre bébé. Je n'en revenais pas. Je me l'étais imaginé tant de fois. J'avais beau avoir déjà vécu ce moment auparavant, je ne pouvais pas comparer. Les deux moments étaient extraordinaires à leur façon. Bill serait ma main, fixant l'écran sans cligner des yeux. Je crois que jusqu'à maintenant il ne l'avait pas encore bien réalisé. Et pourtant il portait notre enfant et je priais le ciel chaque soir pour que tout ce passe bien cette fois et que Bill n'ait plus jamais à revivre pareille souffrance. Je savais très bien que si cela venait à se reproduire, il ne remonterait pas la pente. Pas cette fois.
-Vous voulez savoir le sexe ?Bill leva la tête vers moi, me questionnant silencieusement. Il m'avait dit un peu plus tôt que cela lui était égal et que je pouvais donc prendre la décision.
-Non. On le découvrira le jour J.
-Très bien. Je vais vous laissez vous rhabiller Bill, je vais chercher les clichés, je reviens.Le médecin sorti de la pièce et Bill descendit de la table, remettant son pantalon et son T-shirt.
[...]
-Tu as compris ce qu'il t'a dit ?
-Oui Tom.
-Dès que tu es fatigué tu dors et plus de surmenage.
-Oui, j'ai compris.
Je savais pertinemment que Bill ne m'écoutait que d'une oreille, regardant distraitement par la fenêtre mais c'était plus fort que moi. Je voulais tout contrôler, tout maîtriser. Bill se roula en boule dans le siège, posant sa tête contre la vitre froide.
-Hé, ne t'endors pas on arrive bientôt à la maison.A peine deux minutes plus tard, je l'entendis ronfler tout doucement. Il était au tout début de son troisième mois de grossesse et une fine courbe dessinait son ventre. Ce n'était pas très proéminent mais quand même, avec un T-shirt moulant n'importe qui aurait pu le remarquer. Mes yeux ne se lassaient pas de ce spectacle. Bill avait beau geindre sans cesse qu'il avait du desserrer de deux cran sa ceinture et que ses T-shirt ne lui allait quasiment plus, je le trouvais rayonnant. Certes il avait encore quelques nausées par-ci, par-là mais le médecin l'avait rassuré comme la dernière fois. Les nausées se stoppait généralement vers le troisième mois, parfois plus tôt, parfois plus tard. Tout dépendait de la personne. Malheureusement Bill n'avait pas de chance, aillant souvent des nausées très violentes.
Pénétrant dans le parking sous terrain, je pris garde à ne pas rouler trop vite sur le dos d'âne de peur que Bill ne se frappe contre la vitre. Je ne voulais pas qu'il se fasse mal. Puis tout en manoeuvrant pour me parquer à notre place réservée je vis Elise dans le rétroviseur. Qu'est-ce qu'elle faisait ici ? Je lui avais pourtant dit de ne plus remettre les pieds dans la résidence. Je coupais le moteur, détachais ma ceinture et sortit de la voiture laissant Bill dormir encore quelques minutes. Il valait mieux qu'il ne voie pas qu'elle était encore ici, il se poserait trop de question alors qu'au fond ce n'était rien d'important. Oui, rien d'important.
-Salut Tom
-Qu'est-ce que tu fais là ? grondais-je sans gentillesse.
-Oui je vais bien merci et toi ?
-Je t'ai déjà dit de ne plus venir ici ! Qu'est- ce que tu n'as pas compris dans cette phrase ?
-Je voulais juste passer pour...
-Tom ?Virevoltant, je fis face à un Bill décontenancé. Il se tenait debout au milieu du parking désert, les cheveux un peu en batail et la marque de la vitre contre la joue.
-Ne reviens plus, est-ce bien clair ? je ne veux plus jamais te revoir.
-Crois moi, Tom Kaulitz, tu va me voir et encore pendant très longtemps. [...]
Bill n'avait rien demandé, il n'avait pas fait de remarque. Je trouvais cela plutôt bizarre venant de sa part, connaissant sa curiosité pour ce genre de chose, plus encore quand cela me concernait. Mais pas cette fois si. Il c'était simplement contenté de me tendre l'enveloppe avec les photos de l'échographie et il était parti dans notre chambre pour se reposer.
__Point de vue de BillIl y avait un truc louche. Oui. Dès la première fois je l'avais senti. Cette fille n'était pas une amie à Georg, ho non. Et étrangement elle ne m'inspirait aucune sympathie. Couché sur le dos je fixais le plafond d'un blanc immaculé. Mon ventre me tiraillait et je commençais à avoir mal à la tête. Etant donné que toute forme de médicament m'était interdite, Tom les avaient d'ailleurs tous caché de peur que je n'en prenne un sans faire exprès, j'allais devoir me contenter de souffrir en silence et d'espérer que ce mal passerais rapidement. Je posais doucement ma main sur mon ventre traçant des arabesques imaginaires. Je pensais souvent au bébé, qui se trouvait si proche de moi et en même temps que je ne verrais pas avant plusieurs mois.
-Bill ?Relevant un peu la tête, je vis Tom dans l'embrasure de la porte.
-On va se regarder un film avec les autres, ça te dit ?
-J'arrive. Attendez moiJe me relevais doucement, évitant d'avoir le tournis et je rejoignit les trois garçons au salon, me callant bien confortablement contre Tom, ma tête sur son épaule. Le film pouvait commencer.
__Ellipse de trois semainesPassant la porte je déposais le sachet de course sur le comptoir tout en retirant mon épais manteau noir. L'hiver avait débarqué et il ne faisait vraiment pas chaud.
-Bill ?
-Oui c'est moi !Les nausées avaient, enfin, disparues et cette fille, Elise n'était plus réapparue. Je l'avais même quasiment oubliée. Tom était vraiment un ange, m'aidant pour tout et n'importe quoi et tout était parfait. David ne nous stressait plus pour le nouvel album ce qui permettais enfin à Georg et Gustav de pouvoir profiter d'un peu de temps libre pour voir leurs familles ou faire ce qu'ils voulaient et je crois que cela faisait du bien à tout le monde. Finalement cette grossesse tombait bien.
-T'a acheter des fruits ?
-Oui Tom, j'en ai acheté.Tom me tannait depuis des jours pour que j'achète des fruits. Selon lui je ne mangeais pas assez sainement pour le bébé et il me surveillait sans cesse, scrutant la moindre chose que je mangeais. Une vraie mère poule. Rangeant les aliments dans le frigo je senti deux mains inquisitrice sur mes hanches et un souffle chaud dans mon coup.
-Tu sens bon
-J'ai un nouveau parfum
-J'aime beaucoup dans tout les cas. Je voulais répondre un merci quand je ressenti une douleur vive dans le bas du ventre. Ca n'avait duré qu'une seconde mais la douleur était telle que je m'étais plié en deux, m'accrochant à la porte du réfrigérateur.
-Bill ? Ça va ? Qu'est-ce qui se passe ?
-C'est bon Tom, c'est passé.
-Tu es sûr ? tu devrais t'asseoir sur le canapé, je vais finir de ranger les courses.
-Non non c'est bon
-Bill... va t'asseoir s'il te plaît. Je serais plus rassuré.
-Tom ça va ! ça n'a duré qu'une seule sec...La douleur revint, encore plus forte que la précédente. Tenant mon ventre d'une main et aidé de Tom j'allais m'asseoir sur le canapé. A présent la douleur était continue, se diffusant dans tout le bas de mon ventre. C'était insupportable.
-Il faudrait appeler le docteur. Ou l'ambulance... Ou Gustav. Je ne sais pas. Mon dieu.
-Tom ! respire putain. Intérieurement j'étais terrorisé. Extérieurement je restais calme pour Tom. Il était déjà au bord de la crise de nerf et je n'avais pas envie de plus le paniquer.
-Il faut aller à l'hôpital. Tout de suite ! cria-t-il d'un coup me faisant plus peur qu'autre chose.
Tu peux marcher ?
-Oui c'est bon.Deux minutes plus tard j'étais assis dans la voiture et nous foncions en direction de l'hôpital. Je priais de tout c½ur pour que ce ne soie rien de grave. Pitié, pas une deuxième fois.
__Point de vue de TomArrivé à l'hôpital, l'obstétricien de Bill l'avait directement pris en charge me demandant de rester dans la salle d'attente. Bizarrement, la sensation de déjà vécu rendait mon estomac douloureux. J'avais l'impression d'être projeté des mois en arrière, assis sur le même siège, la même panique qui faisait battre mon c½ur beaucoup trop fort et cette stupide envie de pleurer.
-Monsieur Kaulitz ?Ratant un battement, mon c½ur repris ensuite sa folle course.
-Est-ce que...
-Bill va bien. Me rassura-t-il. Je vous en prie, venez avec moi je vais tout vous expliquer.
Et ce fut à cet instant précis que mes larmes coulèrent. Sincères, vraies.
__Point de vue de Bill-J'ai quoi ?
-Vous avez un placenta prévia Bill.
-Ce qui veux dire ? coupa mon frère
Le médecin parlais doucement, essayant sans doute de nous apaiser et d'éviter de nous angoisser encore plus que ce qu'on l'était.
-C'est une anomalie du placenta. Voyez vous, normalement le placenta est au fond de l'utérus et dans votre cas il ne l'est pas.
-Est-ce que c'est grave ? demanda subitement mon frère
-
Je ne vais pas vous mentir et vous dire que tout cela est bénin. C'est grave, oui. Le bébé peut être en détresse respiratoire n'importe quand, cela peut provoquer des hémorragies au cours de la grossesse et malheureusement celles-ci peuvent être fatal autant pour le f½tus que pour la femme.
-Ho mon dieu. Je...je peux mourir n'importe quand ?
-Rassurez-vous, cela n'arrive seulement que dans 5% des cas, mais oui c'est une chose qu'il faut garder à l'esprit. Par contre la perte du f½tus est plus élevée. 30% il me semble.
-Non seulement je peux mourir mais en plus je peux perdre mon bébé n'importe quand ? est-ce que la fausse couche était à cause de ça ?
-Malheureusement nous ne savons pas Bill. Les placenta prévia peuvent parfois être diagnostiqué le jour de l'accouchement sans que personne ne s'en soie rendu compte et parfois une fausse couche survient sans que là non plus, personne ne se doute que ce soie ça.
-Est-ce qu'il y a quelque chose à faire ?
-Nous allons vous injecter des corticostéroïdes, ce qui va permettre d'accélérer la maturation pulmonaire du f½tus et ainsi baisser les risques d'une détresse respiratoire. C'est tout ce que nous pouvons faire. Je croisais le regard de Tom, il avait les yeux rouges et les larmes menaçaient de couler. J'avais déjà perdu un premier bébé et je risquais de perdre le deuxième ? J'avais donc fait tout ce chemin pour rien ? J'avais espéré pour au final être déçu à nouveau ?
-Bien sûr à partir de maintenant je veux que vous soyez au repos complet. Eviter de rester debout trop longtemps, ne porter absolument plus rien même si c'est léger. Il faut vous reposer
-Mais je ne suis qu'à la moitié de mon troisième mois ! je ne vais pas rester six mois couché dans mon lit !
-Je sais que ça va être dur Bill, sincèrement, mais si vous voulez vraiment cet enfant c'est la seule solution. Vous pouvez aussi risqué un hématome rétro-placentaire qui est aussi une complication grave de la grossesse. C'est aussi une hémorragie. Dans tout les cas je pense que si tout va bien la césarienne se fera autour de la 35ème semaine grand maximum.
-Mais alors maintenant... qu'est-ce qui se passe concrètement ?
-Vous allez rentrer chez vous, vous reposer et dans une semaine on se revoit pour l'injection. En attendant, au moindre signe de douleur, appelez moi et venez ici d'accord ? même si ce n'est rien. Je sais que tout cela a dû vous effrayer Bill, mais beaucoup de femmes ont eu la même chose et au final elles ont eu un magnifique bébé en parfaite santé.
-Mais je suis un homme... je ne suis même pas censé avoir un enfant à la base. Je vais le perdre, je le sens.
-Bill...
-Je veux rentrer à la maison. Tout de suite.__Point de vue de TomBill tremblait, pleurant silencieusement. Cette fois c'était à moi d'être fort pour lui-même si la peur envahissait chaque centimètre de mon corps. Croisant le regard du docteur, il acquiesça me donnant un carton avec la date, l'heure du rendez-vous et le numéro de son portable personnel au dos. Je le remerciais silencieusement et je pris Bill par les épaules, le dirigeant tout doucement vers la voiture.
[...]
Arrivé à la maison, Bill alla directement se coucher sans prononcer un mot, pleurant toujours silencieusement. Je me faisais du souci pour lui. M'assurant qu'il était bien couché au chaud, je m'assis à côté de lui, sur le rebord du lui. Il paraissait tellement apaisé quand il dormait, comme si tous ses soucis s'étaient envolés pour quelques heures.
-Je ne veux pas te perdre Bill. Il est hors de question que tu partes avant moi. Sans toi ma vie n'a plus de sens...Puis déposant un baiser sur son front je sortis de la chambre sans faire de bruit, refermant la porte derrière moi. Et dire que ce n'était que le début.
Je ne suis pas totalement satisfaite. Voir pas du tout.
J'ai l'impression de survoler le sujet, j'ai des millions d'idées mais je n'arrive pas à toutes les retranscrire.
Il faudrait peut-être que je prenne plus de temps mais malheureusement je n'en ai pas vraiment.
J'espère que cela vous aura quand même plu. Passez une bonne fin de week-end, Bisous
Ps : il y a sûrement des fautes d'orthographes. Ma fois, tant pis u_uAlors ça c'est la meilleur! j'écrit, je fait du mieux que je peux, je préviens les gens et sur les centaines de visites que j'ai, j'ai seulement.. 3 commentaires? c'est une blague j'espère? Votre suite' vous avez qu'a la faire vous même si ca vous plaît pas!